Bonne gouvernance à Bruxelles : Les indépendants et les entreprises lancent un appel

30 novembre 2023 à 13:11 

L’ensemble des représentants des indépendants, des classes moyennes et des employeurs se sont réunis pour dresser le constat détaillé ci-dessus. Ensemble, ils refusent de servir de variable d’ajustement budgétaire dans l’urgence pour régler l’addition. L’ensemble des représentants des indépendants, des classes moyennes et des employeurs se sont réunis pour dresser le constat détaillé ci-dessus. Ensemble, ils refusent de servir de variable d’ajustement budgétaire dans l’urgence pour régler l’addition.

Restaurer des marges pour se préparer aux défis de la transition et du vieillissement de la population passera par des choix de politiques publiques difficiles. Le monde professionnel attachera sa ceinture, mais réclame une assurance vie.

Le Bureau du plan, la Banque nationale et la Commission européenne n’ont de cesse de tirer la sonnette d’alarme sur le niveau d’endettement et les dépenses publiques belges. La dette totale dépasse la production de richesse annuelle et le déficit atteint les 5%.

En cinq années, Bruxelles a quasiment multiplié par trois son endettement. Avec 6,5 milliards de recettes pour 7,9 milliards de dépenses, la question de la soutenabilité est engagée, c’est le message de la Cour des Comptes. Le périmètre de l’action publique doit être revu.

Par ailleurs, tous les voyants s’allument en regard de l’objectif zéro carbone à l’horizon 2050. Les chiffres donnent le vertige. Selon le dernier rapport McKinsey, cela représente pour la seule Belgique un investissement de 415 milliards, pas loin d’un an de PIB.

Si on ajoute les défis du vieillissement de la population, tout le monde comprendra que les niveaux d’endettement du pays, de la Région et des communes bruxelloises en particulier réclament une gouvernance empreinte d’efficience afin de restaurer des marges pour préserver le futur.

Ce lundi 27 novembre, l’ensemble des représentants des indépendants, des classes moyennes et des employeurs se sont réunis pour dresser le constat détaillé ci-dessus. Ensemble, ils refusent de servir de variable d’ajustement budgétaire dans l’urgence pour régler l’addition.

L’appel du monde professionnel, des indépendants et entrepreneurs bruxellois vise les autorités publiques, tous niveaux de pouvoir confondus, parce qu’ils aiment Bruxelles, bien conscients qu’un certain nombre risque de la quitter pour des terres plus accueillantes.

Les pouvoirs publics doivent garantir la compétitivité de l’économie, soutenir l’emploi et accompagner les entreprises dans leur transition. Face à l’économie informelle, il faut aussi cesser de cibler ceux qui travaillent, entreprennent et investissent dans le respect des règles.

Oui, pour participer à l’attractivité de Bruxelles ! Oui, pour y développer de l’activité créatrice d’emplois ! Oui, pour contribuer au bien commun dans sa juste proportion ! Oui encore pour réduire la pauvreté ! Mais pas à n’importe quelles conditions !

Le monde professionnel attend des autorités publiques une exemplarité à toute épreuve, des politiques fortes d’études préalables et d’évaluations ex post. Que chaque choix opéré le soit dans la volonté de préserver le long terme, non pas de plaire à court terme.

Et de réclamer de rencontrer le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale afin de pouvoir détailler l’ensemble des dispositifs problématiques à la participation des entreprises et des indépendants aux objectifs 2030, voire au-delà.

BECI comme représentant des organisations des employeurs et indépendants de Bruxelles

Contact :

Charlier Zenari Maïlys
Marketing & Communications Manager
mcz@beci.be

 

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