Parkway 21 Pont Van Praet / Laeken ou la chronique d’une catastrophe annoncée

2 janvier 2024 à 16:01 

Le rejet du recours en extrême urgence devant le Conseil d’État est un coup dur pour la transition économique de Bruxelles. Au pied du mur et poussée par l’imminence des travaux portant sur le réaménagement de l’accès routier du Nord-Ouest de Bruxelles, entre la fin de l’A12 et le pont Van Praet, la Communauté Portuaire Bruxelloise (CPB) a été forcée de requérir la suspension du permis afin de pouvoir prolonger un dialogue difficile avec la Région bruxelloise. BECI se joint à la cause pour soutenir un secteur clé, fort de 9000 emplois et de 1,6 milliard de chiffre d’affaires au dernier recensement.

« Je n’ai pas l’habitude de commenter des décisions de justice », explique Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI, « j’espère seulement qu’aucun agent de l’État n’aura encore besoin d’entrer en ville via l’A12 après les travaux ». Dans ses conclusions, le Conseil d’État s’est contenté des différentes études pro domo démontrant que les changements prévus ne devraient pas perturber le trafic. Il a estimé que la CPB et les entreprises également à la cause n’avaient fourni aucun document scientifique permettant de les contester. « Un peu l’hôpital qui se moque de la charité, mais on ne va rien lâcher », ajoute le représentant des entreprises bruxelloises.

Pour rappel, le plan de réaménagement prévoit de ramener l’ensemble du trafic sur l’avenue Van Praet, avec une bande vers le centre-ville (contre trois actuellement) et deux en direction de la sortie de la ville. L’avenue des Croix du Feu serait aménagée en espace public verdurisé. « Au mois de juillet, on découvre que la demande de permis lie dorénavant (càd suite à des modifications) tant les travaux de la STIB et ceux voulus par Madame Van den Brandt », indique Michel de Bièvre, Président de la CPB. Les 145 entreprises situées le long du canal à Bruxelles avaient émis des réserves quant à leur accessibilité pendant la durée des travaux, mais aussi et surtout au-delà. « Sans aucun succès, ni écoute réelle malheureusement », selon lui.

« En somme, voici encore la démonstration de ce que je dénonçais récemment dans une carte blanche », résume Olivier Willocx. Aussi longtemps que la Région ne changera pas profondément sa manière de mettre en œuvre son plan de mobilité « Good Move », les pertes de temps, les tracas du quotidien, les expropriations, le déni du droit et l’insécurité perdureront. « Ce n’est pas une ville à 15 minutes qu’on nous prépare, mais une prison ! », craint BECI, rejoint par la CPB sur ce dossier Parkway 21. Jusqu’à présent, la circulation était répartie entre l’avenue Van Praet en entrée de ville et sur l’avenue des Croix du Feu en sortie de ville. C’est fini, les travaux ont commencé désormais.

« Qu’on se comprenne bien, il n’est pas question de se positionner contre le chantier de la nouvelle ligne du tram 10 qui reliera Rogier à Neder-over-Heembeek et dont l’inauguration est prévue en 2024 », se défend la CPB. « En revanche, se réfugier dans une posture idéologique anti-voiture et prétendre que la restructuration proposée n’aura pas d’incidence négative sur le trafic professionnel – càd sur la logistique -, c’est se moquer du monde », ajoute BECI. Et de rappeler l’objectif de la transition économique, notamment par le recours au transport fluvial s’éloigne un peu. « Et, oui, il passe aussi par les transports routiers, ne fût-ce que par la flexibilité qu’ils apportent », conclut Willocx.

 

Contact presse :
Charlier Zenari Maïlys
Marketing & Communications Manager
mcz@beci.be

 

Partager