Lancée en octobre 2025, la première cohorte d’ESG Boost accompagne des entreprises bruxelloises dans leur transformation ESG. Un parcours collectif porté par Beci et Pulsitive Impact, nourri par des expert·es.
On peut parler d’ESG pendant des heures… ou bien décider de s’y mettre vraiment. C’est précisément là que se situe ESG Boost. Depuis quelques semaines, une cohorte d’entreprises bruxelloises a entamé un parcours de six mois, sur trois volets : environnement, social et gouvernance. Mené par Beci et Pulsitive Impact, le programme réunit des intervenant·es aux expertises complémentaires.
Le pourquoi qui guide le comment
Parmi les piliers du programme, Pulsitive Impact intervient sur des dimensions souvent décisives, mais encore difficiles à saisir pour de nombreuses entreprises : les risques ESG et la raison d’être. Deux axes structurants, conçus pour faire le lien entre durabilité et modèle économique.
« Beaucoup d'entreprises pensent encore que l'ESG se limite au climat ou à la biodiversité, sans mesurer les impacts concrets sur leur modèle économique », observe Daphné Vlerick, fondatrice de Pulsitive Impact. L’atelier consacré aux risques ESG permet aux participant·es de mettre des chiffres et des repères sur ces enjeux. Certaines entreprises découvrent par exemple qu’une pénurie de matières premières pourrait frapper leur secteur d’ici cinq à dix ans.
« Beaucoup d'entreprises pensent encore que l'ESG se limite au climat ou à la biodiversité, sans mesurer les impacts concrets sur leur modèle économique »
Daphné Vlerick
Autre moment fort du parcours : travailler sur la raison d’être. « L’atelier permet de réaligner l’entreprise avec son "pourquoi", au-delà de la seule rentabilité », explique-t-elle. L’exercice aide à clarifier la direction, à fédérer les équipes et à ancrer les décisions stratégiques dans le temps long.
Le programme avance par étapes, en combinant apports méthodologiques, réflexion collective et mise en pratique. À l’issue du parcours, les entreprises peuvent faire reconnaître leur engagement via la certification Pulsitive.score, reconnue par la Région bruxelloise pour l’exemplarité sociale et environnementale.
Carbone : rendre les choses faisables
La question du carbone fait naturellement partie des premières étapes du programme.
D-Carbonize intervient pour aider les entreprises à comprendre leurs émissions et à structurer une trajectoire réaliste. « Dans l’ESG, l’analyse des émissions carbone prend souvent beaucoup de place. Et pour cause : c’est souvent là que tout commence », constate Grégoire Talbot, cofondateur et CEO de l’entreprise.
Si les grandes entreprises ont largement intégré ces enjeux, les plus petites structures ont parfois tendance à les remettre à plus tard. « Certaines se disent que ce n’est pas prioritaire, ou qu’elles verront plus tard. Or, le contexte climatique, lui, n’a pas changé », rappelle-t-il. Pour répondre aux contraintes de temps et de ressources, D-Carbonize a développé un outil de diagnostic rapide, permettant d’établir
un premier bilan carbone en quelques heures. Une approche qui parle aux PME, car elle permet d’agir sans bouleverser toute l’organisation.
Surtout, l’accompagnement dépasse largement la seule dimension environnementale.
« Aujourd’hui, une trajectoire carbone doit aussi démontrer qu’elle crée de la valeur », insiste Grégoire Talbot. Réduction des coûts énergétiques, écoconception, optimisation des achats ou des fournisseurs : la décarbonation devient alors un outil de gestion, pleinement intégré à la stratégie.
Dialogue et choix : l’ESG dans la pratique
À partir de février, 21 Solutions prendra le relais avec deux thématiques moins visibles, mais tout aussi structurantes : la communication et les achats. Deux angles souvent abordés tardivement dans les démarches ESG, selon Marcel Van Meesche, co-fondateur et Général Manager de l’entreprise.
« Beaucoup d’entreprises hésitent à communiquer tant qu’elles n’ont pas tout finalisé », observe Dorothée Bernier, cheffe de projet. La peur du greenwashing les pousse parfois au silence. « Or, montrer que l’on est en chemin est déjà un message fort pour ses parties prenantes. »
« Beaucoup d’entreprises hésitent à communiquer tant qu’elles n’ont pas tout finalisé »
Dorothée Bernier
La communication est ici envisagée comme un dialogue. Partager une trajectoire, des choix, des difficultés aussi, permet d’activer des dynamiques collectives et de ne pas avancer seul·e.
« Entrer en relation, c’est souvent là que naissent des solutions », ajoute-t-elle.
Même logique du côté des achats. « On commence généralement par ce qui est visible : l’énergie, les déchets, les locaux. Les achats arrivent plus tard, alors qu’ils concentrent des impacts importants », explique Marcel Van Meesche. Intégrer des critères environnementaux et sociaux dans les achats de biens ou de services permet pourtant de structurer des pratiques durables, moins dépendantes des personnes et plus robustes dans le temps.
Pour 21 Solutions, la force d’ESG Boost réside aussi dans la dynamique de groupe. « Cheminer entre pairs, confronter ses enjeux, partager des solutions : cela aide à faire descendre la stratégie dans l’opérationnel, métier par métier », concluent-ils.
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