High Her : une formation sur mesure pour les entrepreneuses

19 décembre 2025 par
Vincent Liévin

Lever les barrières financières, promouvoir l’égalité, soutenir les ambitions de chaque femme grâce à une formation de qualité et, enfin, améliorer les mises en relation afin de construire une communauté solidaire et efficace.

Le message d’High Her est clair ! Cette organisation moderne entend réduire l’écart de financement entre les hommes et les femmes en offrant des programmes structurés (Money Academy, Tech Academy), du mentorat et une communauté de soutien. « Au quotidien, les femmes qui entreprennent restent souvent confrontées à la difficulté d’accès aux financements.  High Her donne aux femmes entrepreneures les ressources, les connaissances et les réseaux pour financer et développer leur entreprise. Nous aspirons à un écosystème entrepreneurial inclusif, où chaque femme et chaque minorité disposent des moyens nécessaires pour concrétiser leurs ambitions entrepreneuriales et où leurs contributions jouent un rôle-clé dans la croissance économique et l’innovation », ne cache pas Juliette Malherbe, cofondatrice & CEO.

Un programme de 10 semaines

Concrètement, la Money Academy offre aux femmes entrepreneuses les outils pour sécuriser leurs premiers tours de financement. « Notre programme intensif de 10 semaines est spécifiquement conçu pour aider les entrepreneuses à naviguer dans les complexités de la levée de fonds aux étapes pré-seed et seed. » Ce programme permet aussi d’élaborer un solide plan financier et d’apprendre à le présenter avec dynamisme et impact aux investisseurs.»

Ce programme de formation exhaustif est conçu avec des expert-e-s dans le financement pour préparer chaque personne à une levée de fonds réussie. Cette réflexion s’inscrit évidemment dans l’air du temps pour toutes les entrepreneuses en Belgique qui aspirent à la croissance et l'expansion avec une présence de premiers clients validée soucieuse de la durabilité et de l'éthique.

Trois axes clairs 

L’ASBL High Her a développé 3 axes de travail basé sur les outils financiers, l’empowerment, et le mentoring pour soutenir les femmes dans leur recherche de financement. Pour rappel, de nombreuses études ont montré que, même actuellement, trop de banquiers ne font pas confiance aux femmes dans ce domaine. « Les femmes entrepreneures qui ont déjà leur busines rejoignent la Money Academy. Elles postulent en ligne via un formulaire, se présentent devant un jury et, ensuite, sont sélectionnées. Nous les aidons dans leur business, leur vision, leur indicateur de performance et la croissance de leur entreprise. Tous les vendredis matin, nous nous retrouvons chez Beci pour des workshops avec des expert-e-s du monde du financement. Là, tous les moyens de financement de l’entreprise sont explorés : microcrédit, crowdfunding, crédit à la banque, levée de fonds auprès de business angels… »

Rien n’est laissé au hasard : des ateliers évoquent même la relation à l’argent. « Définir ses peurs à ce niveau est important. Sans oublier l'art de la négociation, de la vente, Comment bien pitcher son projet, monter un business plan et un plan financier solide… À la fin, les entrepreneuses se tiennent devant un jury composé d’investisseurs et d’investisseuses pour présenter les projets.  Cette étape est essentielle : l'entrepreneuriat peut s'apprendre un peu en faisant des écoles de commerce, mais surtout sur le terrain. Au contact. »

Qui sont les entrepreneuses ?

Le visage des entrepreneuses peut être très différent : « Nous accompagnons beaucoup de femmes solopreneures, seules fondatrices. » Cette réalité en amène une autre, qu’il convient de ne pas sous-estimer : la solitude de l'entrepreneuriat. « Cet investissement représente des situations au fil de la vie avec beaucoup de hauts et de bas. Il est important, pour elles, de pouvoir compter sur une communauté qui s’entraide et qui puisse se comprendre, aussi. Elles doivent être capables de s’entourer de personnes confrontées aux mêmes challenges. »

Cet échange d'expérience est central : « Pendant les ateliers, énormément de questions sont posées par la quinzaine d’entrepreneuses. Un groupe volontairement restreint facilite l’échange. Il n’y a aucune gêne à poser des questions. Nous voyons que lorsque les programmes sont mixtes, une grande majorité d’hommes s’y trouvent. C’est pour cela que nous avons décidé de passer par des environnements exclusivement féminins. A terme, cela va leur permettre de sentir aussi légitimes de postuler à des programmes mixtes. »

Ce programme entend aussi, lui-même, agrandir son réseau : des discussions sont en cours avec les universités, les hautes écoles. « Nous aimerions aussi lancer une étude sur les start-up. »

Des secteurs identifiés

Toute cette réflexion est d’autant moins innocente que les femmes représentent 85 % des achats, alors que seulement 1 % de la recherche et du développement est dédié aux femmes. « Ces réalités de terrain montrent que le financement, l’engagement, le travail d’équipe, la diversité sont très importants. Pour permettre le meilleur développement, nous devons créer un espace qui soit vraiment inclusif. »

Aujourd’hui, les femmes qui osent prendre contact avec cette structure entendent développer des projets dans le textile, la santé de la femme (post partum, nutrition…) mais d’autres profils s’intéressent aussi à l’architecture, l’immobilier, la joaillerie, la technologie aussi...

La structure peut aussi compter sur des partenaires qui viennent donner les formations, dont Finance Invest Brussels, Belfius. « Grâce au partenariat avec Funds for Good, chaque entrepreneuse a un ou une coach spécifique qui l’accompagne pendant 3 à 6 mois. C’est super important, parce que les workshops sont collectifs. Là, elles bénéficient d’un accompagnement individuel avec des coaches bénévoles qui sont partie du réseau de Funds for Good. Sans oublier le partenariat avec les femmes chefs d’entreprise. »



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